La part des nouveaux retraités partis avec une surcote est de 18,5 % en 2024.
La surcote permet de majorer la pension des assurés qui poursuivent une activité professionnelle au-delà de l’âge légal de départ en retraite et au-delà de la durée d’assurance requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
Parmi les nouveaux retraités de droit direct ayant une date d’effet en 2024, 18,5 % ont liquidé leur pension avec une surcote. Cette proportion est de 19,3 % pour les femmes, contre 17,7 % pour les hommes. Avant 2020, les hommes étaient plus nombreux que les femmes à bénéficier d’une surcote.
Évolution de la part des nouveaux retraités partis avec une surcote

Statistiques labellisées par l’Autorité de la statistique publique, NOR : ECOO2102033V
Champ : Nouveaux retraités de droit direct au régime général (hors outils de gestion de la Sécurité sociale
pour les indépendants jusqu’à fin 2018), par année de départ du droit direct (données 2024 arrêtées à fin 2025).
* Rupture de série suite à l’intégration du régime des travailleurs indépendants au régime général.
La surcote concerne les assurés partis en retraite après le 1er avril 2004. Après la première année de montée en charge, la part des retraités concernés a progressé, particulièrement entre 2006 et 2009, année où le dispositif a été rendu plus incitatif, mais aussi en 2011. LDepuis 2011, le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite a également modifié la dynamique : en limitant le nombre de départs à l’âge légal, il contribue mécaniquement à accroître la part des assurés liquidant leur pension avec une surcote. Celle-ci oscille entre 13 et 17 %, avec un creux en 2013, lié à un plus fort nombre de départs à l’âge légal ou avant cette année-là (année avec seulement deux mois sans départ possible à l’âge légal exact).
Depuis 2019, la part des bénéficiaires de la surcote suit une tendance à la hausse , avec une augmentation de près de cinq points de pourcentage. Sur la période de 2019 à 2022, cette progression est principalement portée par des surcotes d’un à trois ans. L’introduction, en 2019, des coefficients minorants temporaires de l’Agirc‑Arrco pourrait avoir incité certains assurés à reporter leur départ afin d’éviter une minoration temporaire de leur pension complémentaire. Cependant, ce facteur ne peut être considéré comme déterminant : malgré la suppression de ces coefficients fin 2023, la hausse de la part des départs avec surcote se poursuit en 2024, atteignant 18,5 %
L’assouplissement des conditions de télétravail à la suite de la crise sanitaire de la Covid-19 peut constituer un autre facteur de la poursuite de la tendance haussière de la part des départs avec surcote.

