Au 31 décembre 2025, parmi les 15 567 450 retraités percevant une retraite de base au régime général (y compris les anciens travailleurs indépendants), 1 053 394 (soit 6,8 %) résident dans un pays étranger.
Cet effectif diminue au fil des années : le nombre de bénéficiaires d’un droit propre, en majorité des hommes, diminue au profit des bénéficiaires d’un droit dérivé, en majorité des femmes. Parmi ces retraités, 9 sur 10 vivent sur deux continents : l’Afrique (43 %) et l’Europe (51 %, dont 46 % dans l’Union européenne hors France). Avec une pension mensuelle globale moyenne de 330 €, la masse annuelle versée aux retraités résidant à l’étranger est de 4,2 milliards, soit 2,6 % du total des prestations retraite versées par le régime général en 2025. Parmi eux, les 3 381 retraités centenaires résidant à l’étranger ont reçu 0,01 milliard en 2025.
Les 3 137 447 retraités nés à l’étranger (en référence aux frontières actuelles de la France) représentent quant à eux 20,2 % de l’ensemble des retraités du régime général. Certains, 406 313, sont nés dans les anciennes colonies françaises.
2 731 089 retraités du régime général sont nés dans un pays qui était déjà étranger lors de leur naissance, soit 17,5 % de l’ensemble des retraités1. Ces retraités ont perçu 24,8 milliards de prestations retraite du régime général en 2025, soit 14,9 % de l’ensemble des prestations retraite versées par le régime général. Parmi ces prestations, 1,6 milliard a été versé au titre d’une allocation du minimum vieillesse ou de l’ASI (soit 40 % de l’ensemble des prestations versées à ce titre), dont 1,5 milliard au titre de l’Aspa (soit 40 % des masses d’Aspa versées par le régime général).
- La plupart sont très probablement devenus Français compte tenu de leur durée de carrière et présence en France (sans que l’on puisse l’estimer à partir des données de la branche retraite qui n’enregistre pas la nationalité de ses retraités). ↩︎

