Une étude a été menée sur la génération 1952 – qui est majoritairement partie à la retraite au moment de l’étude – afin de mieux appréhender les comportements de fin de carrière, notamment lorsque se pose pour l’assuré la possibilité de continuer son activité en faisant de la surcote ou de liquider ses droits à retraite tout en ayant une activité salariée (cumul).

L’étude avait pour objectif de dénombrer parmi les 753 500 retraités du régime général de la génération 1952 celles et ceux qui ont eu la possibilité de choisir entre surcoter ou faire du cumul emploi-retraite.

Au sein de cette génération, on comptabilise 87 000 surcoteurs et 72 000 cumulants. Les chiffres montrent que si plus de la moitié des surcoteurs (53 %) auraient pu faire du cumul emploi-retraite, seul un peu plus d’un quart des cumulants (27 %) auraient pu surcoter au lieu de faire du cumul emploi-retraite.

Les cumulants qui auraient pu faire de la surcote sont plus souvent des femmes, entrent plus tôt sur le marché du travail, et perçoivent des salaires médians inférieurs aux surcoteurs malgré des taux d’emploi comparables. Ils connaissent davantage de périodes assimilées chômage, et les femmes en particulier sont plus souvent couvertes par l’assurance vieillesse des parents au foyer. Les cumulants sont également plus souvent ouvriers ou employés tandis que les surcoteurs sont plus souvent cadres ou de profession intermédiaire.

En conséquence, les disparités de niveau de vie pendant la carrière s’observent également à la retraite. Les pensions personnelles au régime général des cumulants sont inférieures. Ceux-ci sont plus souvent exonérés de CSG, et les femmes sont plus souvent bénéficiaires du minimum contributif.