Dans la continuité du précédent numéro, le tome 2 « La parole des vieilles et des vieux » réaffirme l’existence et l’importance de celle-ci, notamment dans le champ de la citoyenneté.
Les « vieilles et les vieux » pleinement acteurs de la société
Plusieurs articles de ce numéro nous donnent accès à des initiatives associatives ou issues de l’économie sociale et solidaire, dans lesquelles la parole des personnes âgées est envisagée comme une source de connaissances et d’expériences. Ainsi, des associations se constituent pour que leur parole circule, auprès des professionnels en formation ou du grand public (« Donner la parole aux vieilles et aux vieux, un enjeu de citoyenneté » de Stéphanie Lampert et Stéphanie Ferrer Levesque). Un autre article nous dévoile comment la parole intime des femmes âgées émerge au sein d’ateliers radiophoniques (« Pourquoi pas vieilles, paroles de vieilles ! Une expérience radiophonique »).
« Ma démarche, mes réflexions, mes actions sont motivées depuis le début par une volonté de rendre visible la question sociale des vieillissements sur l’espace public. » (Alexia Guignard)
Ne laisser personne de côté
L’association Les Petits Frères des Pauvres quant à elle « alerte sur l’importance de donner la parole à la plus large diversité de profils possible, notamment les plus isolés et exclus (…). » (« Se nourrir de la parole des vieux, une spécificité du plaidoyer Petits Frères des Pauvres », Isabelle Senécal et al.). Chaque année, l’association publie un rapport de plaidoyer et des études thématiques sur la base d’un questionnaire quantitatif et d’entretiens auprès de personnes âgées en difficulté. Leur parole est d’autant plus précieuse qu’elle est rare, notamment lorsqu’elles vivent très isolées ou en marge.
Se mobiliser
Les deux derniers articles du dossier explorent la portée d’initiatives associatives ou citoyennes. Hélène Blasquiet-Revol s’intéresse à la mobilisation de la vieillesse à travers le Conseil national autoproclamé de la vieillesse (CNaV), fondé en 2021, qui « se distingue par une posture critique vis-à-vis des discours institutionnels sur la vieillesse » (« Vers une nouvelle mobilisation de la vieillesse en France ? Le cas du CNaV »). Une analyse documentaire et des entretiens avec des membres du CNaV font dire à l’autrice que ce collectif revendique la vieillesse comme une identité « militante ». S’il donne une certaine visibilité aux « vieux », il est loin de les représenter toutes et tous et s’appuie sur une base urbaine et éduquée.
Enfin, Gérontologie et société a ouvert ses colonnes au collectif Citoyennage, composé de « personnes âgées vivant en établissement ou aidées à domicile ». L’article, rédigé collectivement par une quinzaine de membres dont l’administratrice Isabelle Hartvig, présente la démarche de l’association.
➡️ Lire la présentation du n° 180 « La parole des vieilles et des vieux » (tome 2).
➡️ Retrouver les articles du n° 180 sur Cairn Info.

